Cela n’aura échappé à personne, depuis plusieurs semaines, la France retient son souffle. Pour limiter la propagation du Covid-19, un confinement quasi total de la population a été instauré, entraînant la fermeture des écoles et des universités...

Comment faire pour assurer la continuité pédagogique durant cette période ? L’ISFFEL a mis en place un dispositif de classes virtuelles en un temps record. Dès le lundi 16 mars, les étudiants pouvaient suivre l’intégralité de leurs cours depuis chez eux.

Au 30 avril : 20 317 heures de connexion pour 244 classes virtuelles, assurées par 77 enseignants auprès de 425 étudiants. Voilà qui permet de mesurer l’ampleur de la tâche à laquelle s’est attelée l’équipe de l’ISFFEL.
« Il y avait déjà quelques indices, nous n’avons pas attendu l’annonce officielle de la fermeture des écoles pour travailler sur le sujet. Nous avions pris un peu d’avance en contactant nos prestataires informatiques une dizaine de jours avant le début du confinement » explique Jean-Marie Aballéa, un des pilotes du projet. Cette anticipation a porté ses fruits car aucune heure de cours n’a été annulée à l’ISFFEL. 

L’application MY ISFFEL, un coup d’avance

D’ordinaire, la plateforme Moodle "MY ISFFEL", dont l’application est aussi disponible sur tablette et mobile depuis septembre dernier, sert à diffuser et consulter les plannings, les informations liées aux cours, à la vie sur le campus... On y trouve aussi les supports de cours et des compléments pédagogiques. Tous les étudiants y disposent d’un compte personnel créé avec identifiant et mot de passe. C’est à cet outil que les classes virtuelles ont été greffées. « Cela nous a permis d’aller beaucoup plus vite. Sans cela, nous aurions dû créer plus de 500 comptes utilisateurs. Ça nous aurait pris bien plus de temps », précise Jean-Marie. 

« Nous n’avons pas eu le temps de tester »

Peu de temps après le début de leurs recherches, la fermeture des établissements scolaires était annoncé. Jean-Marie Aballéa et Éric Pouliquen qui sont en charge de ce projet avaient déjà retenu la solution de l’entreprise Classilio et avaient commandé une classe virtuelle pour tester la solution.

« Finalement, nous n’avons pas eu le temps de passer par la phase de test. Au lieu de commander une seule classe, nous en avons commandé une dizaine. Le fait d’avoir initié cet échange nous a permis d’avoir dès le vendredi après-midi nos classes virtuelles et de les découvrir avec les responsables de formation. Après que l'équipe ait géré les plannings, prévenu étudiants et enseignants, nous avons passé le week-end à installer et organiser les classes virtuelles. »

Le lundi, le confinement n’ayant pas encore été annoncé, les enseignants qui le souhaitaient ont pu venir sur place pour prendre en main l’outil. Dès le mercredi, l’ISFFEL devenait une école 100% numérique.  

« Cela nous a forcé à innover bien plus vite que ce que nous aurions pu imaginer. »

« Le contexte était tellement inédit, tant pour le déploiement des classes virtuelles que le contexte général, le confinement... Tout s’est déroulé tellement vite que nous n’avons pas eu le temps de réaliser ce qui se passait. Nous sommes contents d’avoir de bons retours, des profs, des étudiants. Cette situation nous a forcé à innover bien plus vite que ce que nous aurions pu imaginer. Le e-learning faisait partie des projets de l’ISFFEL, mais nous ne pensions pas développer cela en deux semaines ! » Avec le recul, et sans doute un peu de repos, Jean-Marie s’amuse de la situation. 
« Ce contexte a impliqué une surcharge de travail pour l'ensemble de l'équipe de l’ISFFEL, y compris les enseignants qui ont dû réviser leurs supports de cours. Tous ont accepté de jouer le jeu et nous les remercions sincèrement. » 

Des étudiants actifs et investis

Laëtitia Faudot, consultante en stratégie commerciale, devait intervenir auprès d’étudiants en commerce et marketing. Elle a animé ses cours à distance, via la classe virtuelle.  

« J’ai trouvé l’organisation super. J’ai pu échanger avec le responsable technique qui m’a expliqué comment fonctionnait l’outil. J’ai même pu assister à un autre cours quelques jours avant le mien, pour me rassurer. Au début je me suis mis une pression de dingue pour préparer mes cours ! Comment j’allais tenir une journée entière ? 7h ?! C’était un gros challenge car je n’avais jamais fait ça. J’avais peur du monologue. »

La technique est en effet une chose, mais seule elle ne suffit pas. Les enseignants ont dû faire preuve d’agilité pour aménager leurs cours au nouveau format imposé. « Tous les étudiants étaient connectés à 8h30. J’ai scindé la matinée en deux : apports théoriques dans un premier temps puis travaux dirigés. J’ai lu leurs travaux sur l’heure du déjeuner pour faire un débrief en début d’après-midi. J’ai appliqué le même format l’après-midi. C’était dur de ne pas avoir le retour des étudiants en direct, mais ils étaient actifs, investis. Tout s’est bien passé. » 

A présent tout est en place. L’ISFFEL a pris son rythme de croisière. Il y a peu de chances que les étudiants puissent revenir suivre les cours sur le campus avant septembre, mais la continuité pédagogique et le lien avec les étudiants sont assurés. 

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